
Le DPE ou Diagnostic de Performance Énergétique devient une préoccupation pour les propriétaires de location saisonnière en France. Longtemps associé à la vente ou au bail locatif classique, le DPE entre désormais dans le cadre des meublés de tourisme avec la loi Le Meur.
En 2026, tous les logements touristiques ne sont pas concernés, mais une interdiction de mise en location est instaurée progressivement pour les meublés de tourisme faisant preuve de mauvaises performances énergétiques, lorsqu’un changement d’usage est requis par la commune.
Quel est l’impact du DPE sur votre activité de location de vacances ? Calendrier d’application, étiquettes énergie concernées : notez les informations clés avant de vous lancer.
TL;DR
- Le DPE mesure la consommation d’énergie et l’impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre d’un logement.
- En 2026, il n’est pas obligatoire pour toutes les locations saisonnières.
- Il concerne uniquement les meublés de tourisme soumis à autorisation de changement d’usage.
- Jusqu’en 2033, ces logements doivent afficher une classe A à E, avec une application progressive en 2025 et en 2028.
- À partir de 2034, l’exigence passera de A à D.
- Un DPE non conforme peut entraîner un refus de l’autorisation de changement d’usage et de la mise en location.
En quoi consiste le DPE ?
Le DPE évalue la performance énergétique d’un logement. Il attribue une note de A à G, en analysant la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre, à l’aide d’éléments comme le type de chauffage, l’isolation ou la ventilation. Il doit être effectué à l’initiative du propriétaire, à ses frais.
Le DPE doit indiquer :
- L’identification du logement et sa surface ;
- Les caractéristiques thermiques et géométriques du logement et de ses équipements énergétiques ;
- La quantité annuelle d’énergie consommée ou estimée et l’évaluation des dépenses annuelles entraînées ;
- Les émissions de gaz à effet de serre liées à la quantité annuelle d’énergie consommée ou estimée ;
- L’étiquette énergie du logement, en application de l’échelle allant de A à G ;
- Des recommandations visant à améliorer la performance énergétique du logement, accompagnées d’une évaluation de leur coût.
Le diagnostic est réalisé par un professionnel certifié, répertorié dans l’annuaire des diagnostiqueurs immobiliers certifiés. Il repère les points faibles énergétiques du logement, dans l’optique de réaliser des travaux si nécessaire : isolation insuffisante, chauffage coûteux ou polluant, menuiseries anciennes ou ventilation inefficace.
Après avoir réalisé le DPE, le diagnostiqueur le transmet à l’observatoire de l’Ademe, qui lui attribue un numéro d’identifiant unique.
Le DPE est-il obligatoire en location saisonnière en 2026 ?
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En France, le DPE est obligatoire lors des ventes et des locations classiques de biens situés en France métropolitaine. Avec l’adoption de la loi Le Meur, surnommée loi anti-Airbnb, ce cadre est étendu à certains types de locations urbaines et saisonnières.
Un DPE conforme n’est donc obligatoire en location saisonnière que pour certains types d’hébergements, et non pour tous les biens immobiliers proposés à la location de vacances.
Quels logements saisonniers sont concernés par les nouvelles obligations DPE ?
Seuls les logements nouvellement proposés en meublés de tourisme nécessitant une autorisation de changement d’usage, exigée par la commune où se situe l’hébergement, sont concernés par le DPE.
Cette obligation touche donc principalement les résidences secondaires transformées en location de vacances dans une ville encadrant les locations touristiques.
Les meublés déjà exploités ne sont pas ciblés par cette nouvelle règle, ainsi que les résidences principales louées ponctuellement ou les chambres chez l’habitant.
Quelles classes DPE sont acceptées pour un meublé de tourisme ?
Pour les logements soumis à autorisation de changement d’usage et nouvellement proposés en meublé de tourisme, une interdiction de mise en location progressive des passoires énergétiques est instaurée par la réforme, de 2025 à 2034, selon le calendrier suivant :
| Date d’application | Logements exclus de la location | Niveau minimal requis |
|---|---|---|
| Depuis le 1er janvier 2025 | Logements classés G | Classe F minimum |
| À partir du 1er janvier 2028 | Logements classés F et G | Classe E minimum |
| À partir du 1er janvier 2034 | Logements classés E, F et G | Classe D minimum |
Cette règle rapproche la location saisonnière des exigences de décence énergétique des logements loués à l’année : les mêmes interdictions sont appliquées pour la location de logements obéissant au cadre locatif classique.
Que risque un propriétaire en cas de DPE non conforme ?
En cas de DPE non conforme, le propriétaire de la location saisonnière peut se voir refuser son autorisation de changement d’usage. En 2026, la mise en location peut ainsi être empêchée pour les diagnostics G ou F.
Le maire peut demander au propriétaire d’un logement en location saisonnière de fournir un DPE valide. Si le meublé reste loué alors qu’il ne respecte pas les exigences énergétiques, l’amende administrative peut atteindre 5 000 euros, dans les cas prévus par la loi.
Au-delà de l’interdiction de mise en location, le DPE a un impact sur le coût d’exploitation de l’hébergement touristique. Des travaux sont nécessaires s’il ne répond pas aux exigences légales. La consommation d’énergie, le confort et l’image auprès du locataire peuvent aussi être influencés par les piètres performances énergétiques d’un logement saisonnier.
Des aides comme MaPrimeRénov’ peuvent être obtenues pour financer la rénovation du bien immobilier, selon l’éligibilité du logement et les travaux nécessaires.




